Hina Matsuri
___________________
Ecrituture kanji : 雛祭, litt. Fête des poupées
Festival annuel des petites filles, célébré le 3ème jour du 3ème mois (aujourd’hui 3 mars) et donnant toujours lieu à des réjouissances familiales. Ce
festival vient de ce que, à cette date, les courtisans avaient l’habitude d’offrir à la famille impériale (et particulièrement aux princesses) des poupées qui devaient leur servir de substituts
magiques pour les préserver des maladies et du mauvais sort. Pendant la période d’Edo (江戸時代 Edo-jidai), la coutume
s’établit d’offrir de telles poupées à toutes les petites filles quelle que soit leur classe sociale. On en vint alors à fabriquer des poupées particulières représentant non plus des petites
filles, mais la cour impériale, composée du couple impérial (内裏雛 dairi-bina), leur cour (雛人形 hina ningyô), courtisans et musiciens. Ces poupées, souvent luxueuses, sont maintenant placées sur une étagère disposée en escalier et
tendue de tissu rouge :
Une branche de pêcher en fleurs est toujours associée aux poupées car on célèbre à la même période de l'année les pêchers en fleurs (桃の節句Momo no sekku) annonciateurs de l'arrivée du printemps selon le calendrier lunaire. Une superstition liée à Hina matsuri affirme que
si les poupées restent en place au-delà du 3 mars, les filles de la maison resteront vieilles filles. Dans certaines
régions, à Wakayama par exemple, on observe une vieille coutume se rattachant à Hina Matsuri, Nagashi bina. Chaque année, le 3 mars, des poupées sont offertes aux sanctuaires locaux. De cette
façon on place symboliquement sa propre personne sous la protection des divinités shintô.
Les poupées de l'année d'avant sont rassemblées et installées dans un bateau en papier ou en bois. Puis on abandonne le bateau aux caprices du courant d'un cours d'eau proche. Chaque poupée étant
censée porter tous les soucis de son (sa) propriétaire, ce rituel permet d'éloigner de soi tous ses ennuis.
Les petites filles invitent alors leurs amies et leur servent du thé et des gâteaux, vêtues de leur tenue traditionnelle, le kimono à longues manches ou furisode et
reçoivent des cadeaux de leurs parents et amies
Le jour-même, elles vont prier au sanctuaire le plus proche de leur domicile, avec leurs parents.
Cette fête est également nommée Jômi ou Jôshi et n’est pas un jour ferié, contrairement à la fête des enfants.